Soit vous ... Soit je ...

Soit vous ... , soit je ...
écrit par Coralie Prosper


SEQUENCE 1 EXT/JOUR JARDIN PUBLIC


Dans un grand jardin, un homme, monsieur tout le monde, la quarantaine, regarde au loin. Pensif, il fixe l'horizon avant de se lever. Une jeune femme d'une vingtaine d'années vétue d'un sweet rouge, d'une écharpe noire, et d'un jean basic passe devant lui. Elle s'arrête deux mètres plus loin, fait demi-tour et s'arrête à ses côtés fixant également l'horizon. L'homme fait mine de ne pas être perturbé par cette présence en ajustant le col de sa chemise. La jeune femme l'imite réajustant son sweet avec un sérieux débousollant. Perturbé, l'homme toussote portant sa main droite à la bouche. Au contraire, imperturbable et déterminée, la jeune femme reproduit l'action à l'identique. L'homme tourne la tête vers elle et la regarde dérouté. Celle-ci tourne la tête et le fixe avec intensité.

L'HOMME
Qu'est ce que vous faites ?

LA JEUNE FILLE
(affichant un léger sourire mystérieux)
Et toi tu fais quoi ?

L'HOMME
Je crois que... je réfléchissais.

LA JEUNE FILLE
Cool ! Et tu songeais à quoi ? A l'essence de la vie, à ta quête du bonheur, à la méchanceté de l'homme, à ...

L'HOMME
Ca vous regarde pas !

LA JEUNE FILLE
( l'imitant )
Ca vous regarde pas !

L'HOMME
Pourquoi vous m'imitez ?

LA JEUNE FILLE
Ah je sais, tu te demandais pourquoi ces palmiers poussent de travers. Je le savais, moi aussi.
Non mais quel idée de faire pousser des palmiers tordus. Faudrait les abattre. Dis, si on se mariait toi et moi ? Je veux dire, je suis plutôt jolie non ?

L'HOMME
Mais ...

LA JEUNE FILLE
Je voudrais mille enfants et toi t'en veux combien, t'en a déjà ?

L'homme part en courant. La jeune fille baisse les yeux.


SEQUENCE 2 INT/NUIT APPARTEMENT DE L'HOMME


La jeune femme est derrière la porte d'entrée adossée à celle-ci, les yeux rivés sur le sol. Dans la main, elle serre fort un bouquet de rose rouge. De son sac à dos dépasse un baton qui pourrait bien être une batte de base-ball. Elle sonne à la porte. Après quelques instants, l'homme ouvre. Elle lui tend le bouquet.

L'HOMME
Qui êtes vous ?

Elle se met à genoux le bouquet toujours tendu vers l'homme qui ne l'a pas pris. Un long silence s'installe, la jeune fille regarde l'homme, soumise et implorante. Celui-ci bouche-bée est incapable de réagir, de parler, de bouger le moindre de ses membres.

LA JEUNE FEMME
Soit vous m'épousez, soit je ...

L'HOMME
Mais jamais de la vie je vous épouserai !
Ca suffit cette comédie.

La jeune femme tend sa main derrière son dos, attrape la batte de base-ball et l'abat violemment sur le crâne de l'homme qui n'a pas eu le temps de réagir. L'homme s'effondre au sol inconscient.

LA JEUNE FEMME
Soit je vous tue.

La jeune femme éclate en sanglot. Elle monte sur le corps mort et caresse la joue de l'homme puis le frappe hystériquement et le secoue, tiraillée entre l'envie de l'aimer une dernière fois, et l'envie de le tuer une seconde fois. Après une trentaine de seconde, la jeune femme parvient à calmer ses sanglots. Son regard se fige droit devant elle, elle reste silencieuse quelques instants.


LA JEUNE FEMME
Il n'aura jamais mille enfants, une c'était bien suffisant.
Moi j'ai une mère et bientôt j'aurai mille enfants.


FIN



Pour ce film, nous rechercons un acteur entre 35 et 45 ans. Tournage pellicule le 3 avril.

# Enviado el domingo 22 de marzo de 2009 06:05

Need to

Need to
FREEEEEEEEEEEEEEDOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOM !!!!

Please, freedom !
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# Enviado el miércoles 10 de diciembre de 2008 02:28

Modificado el jueves 25 de diciembre de 2008 06:38

Book

Book

# Enviado el lunes 01 de diciembre de 2008 11:19

Modificado el lunes 08 de diciembre de 2008 13:42

Le joueur d'orgue de barbarie.

Le joueur d'orgue de barbarie.
LE JOUEUR D'ORGUE DE BARBARIE



L'histoire se déroulait dans le vieux paris de l'après-guerre. C'est ici, en plein hiver que sous les ponts fleurissaient les artistes,
offrant leurs oeuvres et leur coeur contre quelques pièces de monnaies ou des sourires incertains. C'est ici, que le froid figeait les
membres d'un joueur d'orgue de barbarie, un homme au regard triste. Dans ses yeux, l'on pouvait percevoir une douleur infinie, un
coeur meurtri à jamais. Durant toute la journée, il vendait son âme et se dévouait à composer de douces mélodies pour l'unique plaisir
des passants friands de quelques instants de bonheur illusoir. Sa douleur comme le vent s'engouffrant dans son instrument, emplissait
sa poitrine sur les valses à trois temps. et quand la nuit mordait de trop de froid ses membres engourdis, c'est à contre coeur qu'il cessait
de s'ennivrer du son de l'orgue. Il la déposait au sol, la serrer contre son âme et ainsi s'endormait bercé par l'echo de ses propres compositions:
grelotant et violenté par ce souffle puissant et continu qui s'abbatait durant toute la nuit sur son pauvre visage creusé. Chacune de ses journées
demeuraient identiques à la précedente. Mais c'est un jour où la pluie s'abbatait fort sur la ville qu'une jeune mendiante vint s'abbriter sous le pont de notre musicien.
Après avoir essoré ses quelques vieilles geunilles, elle resta l'oeil figé sur les doitgs de l'instrumentiste. Elle ne dit mot durant toute la journée,
hypnotisée par la douceur du son qui s'échappait de l'orgue. Le soir, sous le même pont, ils s'endormirent tout deux non loin l'un de l'autre.
Le lendemain, la mélodie s'éleva de nouveau et reveilla agreablement la pauvre jeune fille. Elle sourit au joueur d'orgue de barbarie, se leva
et dansa. Ses pas accompagnèrent la musique mimants l'émotion du musicien, son corps s'exalta de bien-être. C'est ainsi que jusqu'à la nuit
tombée et toujours sans mots, les deux êtres se comprirent et se libèrent de la tristesse qui les habitaient pour laisser place à une transe
exceptionnelle. Le joueur d'orgue de barbarie fût surpris au lendemain de la revoir attendant impatiemment les premières notes de l'aube.
Jour, après jour et cela durant trois semaines, l'un s'inspirait de la danse de l'une, et l'une s'ennivrait de la mélodie de l'autre. Le soir venu,
ils partageaient les écus ammassés. Mais bientôt l'hiver se termina, et un matin la danseuse se réveilla seule sous le pont sans aucune
mélodie pour soulever ses jambes engourdies. Cependant, elle continua, dansa, et dansa encore, de l'aube jusqu'à la nuit, recreant dans son
esprit les merveilleux sons qui emmanait autrefois de l'orgue. Elle esperait sans cesse, revoir son joueur mais celui ci ne revint pas et dans sa
triste solitude alla rejoindre les grandes rues de Paris espérant de plus grosses pécules pour vivre. Les passants s'arrêtaient frequemment,
admirant la sensualité et la fraicheur que la danseuse dégageait de ses membres. Un jour, un homme au chapeau melon noir, vêtu d'un sublime
costard posa le regard sur elle. Durant toute une journée, il resta figé devant la beauté de sa danse. Mais la jeune fille ne le remarqua qu'après qu'il
lui eut déposer quelques billet à ses pieds et quand elle voulu le remercier il était déja loin. Heureuse et intriguée, elle s'endormit dans une petite
ruelle vide serrant dans sa main, les billets de l'homme mystérieux.

L'histoire n'est pas achevée, je ne l'acheverai jamais.

Co-écriture avec Jeanne.
( http://lepoidsdunsouhait.skyrock.com )
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# Enviado el viernes 21 de noviembre de 2008 14:21

Marathon photo 2008

Marathon photo 2008
12 heures, 12 thèmes, 12 photos, de bonnes chaussures, surtout pas une nuit blanche derrière soit et le tour est joué !
Vous passez une journée d'enfer.


Un clin d'oeil à Tony Montana, le clown preféré des niçois. Un homme exceptionnel, si vous passez devant lui, offrez lui une clope ou même un sourire, asseyez vous à ses côtés, et écoutez le, il a tant à vous apprendre.

# Enviado el martes 30 de septiembre de 2008 12:40

Modificado el jueves 09 de octubre de 2008 03:04